Rap US

Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 16:59

 

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Drumma Boy s’attache les services de 8ball et MJG pour son nouveau single. Enjoy!

 

Drumma Boy – Smokin’ On That Loud f. 8Ball & MJG

Par TJ Carter - Publié dans : Rap US
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 23:10

http://www.onthecorner.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Showbiz-A.G.-%E2%80%93-The-Bond.jpg

 

Le duo Showbiz & A.G. revient le 8 mai avec un nouvel opus baptisé Preloaded. En voici un extrait.

 

Showbiz & A.G. – The Bond

Par TJ Carter - Publié dans : Rap US
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 19:07


Sortie:
30 Aout 2005
Label: Roc-A-Fella/ Island Def Jam
Producteurs: Kanye West, Jon Brion, Devo Springsteen, Just Blaze, Warryn Campbell

Après un premier album salué par la critique et sanctionné d'une réussite commerciale et populaire, celui qui est désormais de venu le Louis Vuitton Don revient avec un tout nouvel seulement une année plus tard. Entretemps beaucoup de choses ont évolué. Il a remis sa casquette de brillant producteur et à récidivé en concoctant le premier disque de John Legend et l'excellent Be pour Common. il a également recolté moults recompenses pour son premier essai, est devenu une icone people et à beaucoup fait parler pour son arrogance et son égocentrisme plus qu'irritant. Il est génial et il le sait. Il le clame d'ailleurs dès qu'il en a l'occasion. Lui a tout compris à la musique,  lui sait comment faire des albums de qualité, lui est le nouveau roi des charts, transforme tout ce qu'il touche en or et met n'importe qui en tête des ventes avec une seule production. On en vient presqu'à souhaiter qu'il se fourvoie pour qu'un echec lui rabatte un peu le caquet. Ce ne sera pourtant pas pour tout de suite. Son retour est aussi monumental que son dernier projet solo. Non content d'aborder un thème inédit dans la vidéo (l'exploitation des enfants dans les mines de diamants en Afrique) avec cette voix si caractéristique devenue sa marque de fabrique, il pose sur un instrumental novateur impregné de soul (comme d'habitude) et de variations speeddées plus qu'accrocheuses. Diamonds From Sierra Leone fait de nouveau l'unanimité, écrasant la concurrence dans les charts et laissant de nouveau augurer d'un autre album de qualité. Avant qu'on ne puisse se remettre de cette grosse claque, il achève le boulot avec un autre uppercut musical repondant au nom de Gold Digger. Un beat ultra-entrainant réhaussé par la voix de Jamie Foxx qui se subsitue à Ray Charles une fois de plus. Late Registration devient alors l'objet de toutes les attentes. Après tout Kanye n'a t'il pas déclaré precedemment que le hip-hop dépendait de lui?

Le Louis Vuitton Don sait parfaitement qu'il n'a pas droit à l'erreur. Il doit frapper plus fort, être encore plus costaud, ramener du lourd pour résumer. Première décision pour consacrer cette volonté, l'enrolement de Jon Brion (producteur de Coldplay et Portishead pour ne citer qu'eux) comme arrangeur et producteur exécutif. Un choix qui va s'avérer plus que judicieux dans la mesure où il gommera les quelques imperfections constatées sur le précédent album. Le phrasé est mieux maitrisé, la voix plus posée et l'interpretation demeure toujours aussi gorgée d'émotion. Kanye passe de rappeur perfectible à bon rappeur. C'est déjà ça de gagné.  Deuxième nouveauté, Kanye joue la carte de la diversité en invitant des artistes de tous horizons. On retrouve ainsi des grands noms du rap (Jay-Z, Nas, Cam'ron) les MC's "hot" du moment ( The Game, Paul Wall), des proches (Common, Consequence et John Legend même si la plupart de ses interventions ne sont pas créditées), un new comer dont beaucoup disent du bien (Lupe Fiasco) des chanteurs (Jamie Foxx, Brandy) et même un artiste pop-rock (Adam Levine des Maroon 5). Du beau monde. Côté production Ye produit la quasi-totalité du disque avec l'assistance de Jon Brion. Seul Just Blaze parvient à placer une de ses productions sur le projet.

L'album démarre plutôt fort avec le surprenant mais non moins ultra-mélodieux Heard 'Em Say sur lequel Adam Levine signe un très bon refrain. Lupe fiasco ne manque pas non plus ses débuts sur le très bon Touch The Sky magistralement produit par un Just Blaze inspiré. Kanye évoque de nouveau son accident et de son parcours depuis celui-ci. Passons l'ultra-connu Gold Digger et attardons nous ce Drive Slow assez étrange. Pour une fois l'ambiance n'est pas soulful mais plutôt jazzy. Paul Wall s'en tire très bien sur cet instru qui n'est qu'un succedanné du Shorty Wanna Be A Thug de 2Pac. Invité sudiste oblige, il se conclut même façon chopped & screwed mais s'avère moins saignant que les titres précédents. Kanye se permet de laisser le micro à Common le temps du très bref My Way Home sur un sample de Gil Scott-Heron. Retour aux rimes avec le nerveux Crack Music dont The Game signe le refrain et le correct Roses qui nous fait tout de même penser au célèbre poème The Rose Growth With Concrete de 2Pac. Changement de registre avec l'excellent Bring Me Down qui outre la prestation plus qu'honorable de Brandy présente l'avantage d'avoir été entièrement composé et joué avec de vrais instruments. Pas le moindre sample. Il revient cependant à ses bonnes vieilles méthodes dès le titre suivant Addiction, l'occasion pour lui de tourner en dérision les clichés du rap de façon plutôt brillante. Diamonds From Sierra Leone étant ultra-populaire, il se voit relégué au rang de bonus track et remplacer par un remix re-produit sur lequel Jigga se met en évidence noyant au passage Kanye en un seul couplet. Nas en fera de même sur We Major et ce ne sont pas les rallonges instrumentales de ce titre qui changeront cet état de fait. Ye se refait heureusement une santé en rendant hommage à sa mère sur le génial Hey Mama puis sur le captivant Celebration. Cam'ron adapte son flow pour rebooster ce Gone qui conclue l'album.  C'est du moins ce qu'on pense vu qu'outre Diamonds un autre inédit (le merveilleux Late) est disponible. Les possessuers de la version Européenne héritent d'un titre supplémentaire: l'excellent We Can Make It Better dans le pur style West avec ses voix pitchées et une fine équipe de rappeurs engagés (Talib Kweli, Common et Q-Tip)

Un pari réussi pour Kanye West au final qui réussi l'exploit de faire mieux que The College Dropout en livrant un album un poil meilleur. Mieux construit et plus diversifié que son prédecesseur, Late Registration est peut être le meilleur disque jamais fait par Kanye West à ce jour. Là où d'autres se seraient contenter de livrer une déclinaison du premier opus, lui choisi d'innover sans fondamentalement changer de recette cependant. Un autre diamant brut à mettre à son actif.


18,5/20
Par Street Poet - Publié dans : Rap US - Communauté : Rap americain
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 17:27


Sortie:
10 Février 2004
Label: Roc-A-Fella/ Island Def Jam
Producteurs: Kanye West, Evidence

Revélé à la production sur This Can't Be Life de l'album de Jay-Z The Dynasty, Kanye West n'a depuis cessé de prendre du galon au point d'être promu producteur principal du classique The Blueprint. Avec ses boucles de soul 70s plus ou moins triturées,  il a ramené du sang neuf dans l'art du beatmaking qui commençait à tourner en rond. Dès lors il sera fréquemment sollicité par des artistes de divers horizons au point d'être débordé de travail et de sacrifier sa santé pour honorer les délais. Toutes choses qui finiront par l'épuiser et lui feront faire un accident de voiture dont il porte encore les séquelles. Une opération de la machoire plus tard et le revoici d'attaque pour délivrer une autre rafale de tubes, volant même la vedette aux Neptunes et Timbaland dans le top des beatmakers les plus "hot". Ce que la plupart des gens ignore est que Kanye taquine aussi le micro et entend faire une carrière solo. Personne ne soupconnera rien jusqu'à la sortie du remix du Get By de Talib Kweli (produit par lui) sur lequel il fera entendre sa voix aux côtés de celles de Busta Rhymes et Jay-Z. Loin d'être noyé par les autres figurants, il va s'inspirer de ce premier essai encourageant pour se mettre à travailler son premier album. C'est ainsi que sortira son premier single: Through The Wire, titre fort sur lequel il revient sur son accident avec émotion. En dépit d'un flow manquant de technicité, ses lyrics font mouche, tout comme le sample speedé de la voix de Chaka Kahn qui donnera tout son relief au morceau. Fort de ce succès, il parvient à convaincre ses patrons de Roc-A-Fella de lui accorder leur confiance. The College Dropout commence alors à prendre forme. Un deuxième single tout aussi percutant arrivera sur les ondes un peu plus tard, mettant dans la poche un public béat d'admiration. Slow Jamz squattera les ondes avec sa ritournelle plus soul que jamais, ses samples où l'on reconnait les voix de Ron Isley et R. Kelly entre autres et les interventions remarquables de Jamie Foxx et Twista. Kanye est enfin prêt à prendre d'assaut les bacs avec un album entièrement produit par ses soins.

Premier constat à l'écoute, les limites flowistiques de Kanye. S'il est vrai que les producteurs sont rarement brillants derrière le micro, son phrasé inspiré de celui de Jay-Z et sa voix limite nasillarde ne sont pas des plus captivants. Mais c'est aussi ce qui fait et fera sa particularité dans le rap game. Il n'est pas un technicien de la rime, il est incapable de nous sortir des phases assassines et des punchlines de choix. Il n'a pas un flow de dingue ou des lyrics multisyllabiques à vous couper le souffle. Pas vraiment le profil du client sortant des battles et forgé au Lyricist Lounge. Il est simplement lui sans grande prétention, conscient de ses faiblesses microphonique et ne cherchant en aucun cas à surenchérir. Si sa façon de poser tient parfois de la leçon bien récitée, elle a tout de même un charme inexplicable. S'il n'a pas la technique, il a pour lui la justesse de l'interprêtation et sans atteindre des sommets il se distingue en abordant des thèmes relativements inédits (rencontre par internet, emploi chez Gap...) et des lyrics conscients. Il évoque ainsi l'esprit de famille (Family Business), l'éducation (Graduation Day, School Spirit) et parle même de réligion sur le sublime Jesus Walks.

Mais le point faire de l'album est indubitablement sa qualité musicale. On n'avait plus eu un album aussi remarquablement produit depuis Chronic 2001. Un véritable bijou serti de pépites plus brillantes les unes que les autres quon ne se lasse pas d'admirer. Son procédé de voix soul se voix ici rehaussée d'instruments live et d'interprêtations brillantes de sous-traitants de choix (au nombre desquels un John Legend alors totalement inconnu) est porté aux nues, enrobant l'album d'une couche rétro incroyablement emballante. On croirait presque être revenu dans les années 70 et c'est à peine si on ne s'attend pas à voir Marvin Gaye ou Curtis Mayfield débarqué sur les instrumentaux. Un sommet encore jamais atteint auparavant dans le rap. Une véritable réinvention de la soul. Les perles sont légions ( We Don't Care, le merveilleux All Falls Down gorgée de soul pure sur lequel Syleena Johnson supplée Lauryn Hill avec brio, l'excellentissime Spaceship avec GLC & Consequence, l'entrainant Breathe In, Breathe Out avec un Ludacris au sommet ou encore le brillantissime Two Words avec Freeway, Mos Def et The Harlem Boys Choir) et on en vient réellement à manquer de qualificatifs pour faire part de notre émerveillement. Les collaborations s'avèrent également de premier choix avec outre les titres précédemment cités un Get 'Em High de qualité sur lequel il convie la crème des conscious rappers de l'époque (Talib Kweli et Common) ainsi qu'un brillant Never Let Me DownJay-Z l'accompagne. Même le morceau final à rallonge (plus de 12 minutes) produit par Evidence (unique producteur extérieur à intervenir) séduit tout autant.

Au final un album des plus plaisants, musicalement très mature et qui séduira sans peine (à moins que vous ne soyez allergiques à la soul et à la voix de Kanye). Pour un premier disque il place la barre très haute et livre un des meilleurs albums de ce début de millénaire. Il prouve également qu'il est possible de prospérer dans le hip-hop en étant le plus personnel possible sans pour autant sombrer dans les clichés racailleux. Un pur moment de black-music.


18.5/20   
Par Street Poet - Publié dans : Rap US - Communauté : Rap americain
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 16:10


Sortie:
6 Novembre 2007
Label: Roc-A-Fella/ Island Def Jam
Producteurs: P. Diddy & The Hitmen (Mario Winans, Sean C & LV), Just Blaze, The Neptunes, No I.D., Jermaine Dupri, DJ Toomp, F.R.E.A.K., Bigg D, Chris Flame, Idris Elba

On avait quitté Jay-Z après un Kingdom Come plutôt mitigé. Si son retour fut un nouveau succès commercial, il n'en est pas de même pour une critique de plus en plus assassine. President Carter ne s'apitoiera pourtant pas sur cette sortie qui appartient déjà au passé. Il est un homme de défis (il l'a maintes fois prouvé) et est bien décidé à s'en trouver de nouveaux, au micro ou dans les hautes sphères financières.

La resurrection viendra du cinéma. Subjugué par le film de Ridley Scott, American Gangster, Jay y voit un parallèle avec sa vie et décide d'enregistrer un album reprenant le concept du film. C'est bien la première fois qu'il se lance dans un projet de ce type avec un fil conducteur aussi précis. Ses proches se veulent d'ailleurs formels: il ne s'éloignera pas du concept. Beaucoup se prennent du coup à rêver à un nouveau Reasonable Doubt, encore plus cohérent. Rien ne filtre sur l'identité des éventuels contributeurs, laissant tout le monde dans l'expectative et ce jusqu'à ce que le premier single Blue Magic soit dévoilé. Un titre à la ligne de basse épurée, limite minimaliste produit par The Neptunes. Bonne nouvelle Jay-Z revient à ce qui faisait sa force. Voix limpide, rimes percutantes, flow travaillé. Si l'instrumental n'est pas du goût de tous et que le refrain de Pharrell Williams gâche un peu le morceau, il n'en demeure pas moins une très bonne mise en bouche pour la suite. Quelques semaines plus tard le deuxième single est lancé à son tour. On est plus que surpris de voir qu'il est l'oeuvre de P. Diddy et ses néo-Hitmen: Sean C & LV. On craint déjà qu'il ne nous refasse le coup d'In My Lifetime. Il n'en est cependant rien. Roc Boys  bénéficie d'un ambiance soul 70s rappelant le meilleur de Kanye West. Un morceau plutôt réussi s'intégrant bien au concept de l'album. Dans la foulée la tracklist est enfin dévoilée et c'est avec quelques réserves qu'on constate que l'essentiel des productions ont été confiées à P. Diddy, Sean C & LV (six titres sur les quatorze que compte l'album). Autre surprise de taille: l'absence de Kanye West, sans doute trop occupé par la promotion de Graduation. Just Blaze ne signe que deux titres et Jermaine Dupri tape l'incruste. Des noms qui sont loin de rassurer, surtout qu'un autre morceau signé des Neptunes (I Know) sort deux jours seulement avant la sortie officielle de l'album sans qu'on comprenne trop le pourquoi de la démarche. Ce titre plutôt light aura pour principal mérite de semer encore plus le trouble à défaut de séduire le grand public.

Contrairement à ce que laissait entrevoir la tracklist hâtivement jugée peu convaincante, l'album s'avère plutôt de qualité. L'équipe Bad Boy se permet même de donner le ton avec une couleur musicale digne de Roc Boys. On voyage aux confines de la soul et du jazz 70s avec des samples de Barry White, Rudy Love & The Love Family et autres. Ils sont allé jusqu'a les faire rejouer pour leur donner en core plus d'authenticité. Toutes choses qui correspondent pile poil à l'ambiance recherché et collent au concept comme un string sur le cul d'une gogo-danseuse.  Comme promis Jay s'en tient au fil conducteur du film avec des titres qui s'enchainent les uns aux autres et retranscrivent l'ascension et la décadence de ce clone discographique de Franck Lucas. La formule est parfaitement huilée et tous les morceaux, même ceux qu'on considèreraient comme improbables se fondent dans le concept. Hova est au commandes de cette fiction partiellement autobiographique (il avouera s'être inspiré de son passé de drug dealer) qui le voit gravir les échelons jusqu'au succès titre après titre avant de brutalement chuter à la fin. Un véritable film sur disque où la sciuence de la rime de Jay-Z est toute entière mise au service de l'histoire sans pour autant devenir redondant ou ennuyeux. Fort de son flow retrouvé et de productions emballantes, il livre de nouvelles perles: un American Dreamin' gorgé de soul, un No Hook transpirant la rue avec son ambiance pluvieuse ou encore Sweet rappelant le cinéma blaxploitation. D'autres titres pourraient à eux tout seuls résumer le concept de ce disque situé à mi-chemin entre la bande originale (pas mal d'extraits du film sont repris) et l'album traditionnel. Say Hello (produit par DJ Toomp et F.R.E.A.K.) et Party Life s'inscrivent dans cette mouvance.

Les invités sont rares et s'illustrent diversement. Lil Wayne fait entendre son flow chevrotant de camé en manque sur Hello Brooklyn 2.0 qui est à ranger parmi les bouses de l'album. On se demande encore comment ce titre creux et médiocre, couplé à une prod sans aucune originalité (reprise low-coast des Beastie Boys) à pu se retrouver sur cet album. Les deux Carter déçoivent sur ce son à oublier au plus vite.  A contrario Beanie Sigel se distingue sur l'excellent Ignorant Shit (merveille produite par le trop effacé Just Blaze), rappelant à tous que le Roc n'est pas encore mort. Si Jay-Z se hisse allègrement au niveau de B.Mack sur ce son, il n'en est pas de même sur l'énorme Success collaboration plus qu'attendue avec Nas. Le Street Poet se permet de lui voler la vedette en livrant une performance de très bon niveau. Dernier guest, Bilal qui signe un très bon refrain (non crédité) sur un Fallin' usiné par Jermaine Dupri.

Le pari est au final réussi pour Jay-Z. Le projet est bien ficelé et parfaitement mené. En dépit de quelques dechets, l'album est très satisfaisant et prouve qu'il faut encore compter avec Hov' qui redore au passage son blason quelque peu terni par son disque précédent. Bien sur les réfractaires à la soul, aux ambiances seventies et ceux qui ne jurent que par le boombap seront déçus. Mais peu importe. American Gangster marque le véritable retour du Jigga Man et il serait hypocrite de bouder notre plaisir.


16/20
Par Street Poet - Publié dans : Rap US - Communauté : Rap americain
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